Journée mondiale de la physiothérapie 2026 : pourquoi l’activité physique est essentielle à la santé des agents territoriaux

Publié le 8 septembre 2026

Chaque année, le 8 septembre, la Journée mondiale de la physiothérapie rappelle le rôle essentiel du mouvement, de l’activité physique et de la rééducation dans la prévention et la prise en charge de nombreux problèmes de santé.

En 2026, World Physiotherapy consacre cette journée aux maladies cardiovasculaires et aux accidents vasculaires cérébraux (AVC), avec un message central : l’activité physique et la physiothérapie jouent un rôle important dans leur prévention, leur prise en charge et la réadaptation des patients.

En France, la physiothérapie est principalement exercée par les masseurs-kinésithérapeutes. Mais prendre soin de sa santé ne commence pas nécessairement chez le kinésithérapeute : marcher davantage, réduire les périodes passées assis, entretenir sa musculature ou reprendre progressivement une activité physique sont déjà des gestes de prévention.

Pour les agents de la Fonction Publique Territoriale, cet enjeu prend une dimension particulière. Agent administratif, ATSEM, agent des espaces verts, agent d’entretien, animateur, personnel technique ou agent d’accueil : selon le métier exercé, les besoins et les contraintes physiques sont très différents.

Prévention

En bref : activité physique et santé des agents territoriaux

Une activité physique régulière contribue à préserver la santé cardiovasculaire, les capacités musculaires et articulaires ainsi que le bien-être mental. Pour les agents territoriaux, les besoins varient selon le métier : un agent administratif doit notamment limiter la sédentarité, tandis qu’un agent technique ou d’entretien peut être davantage exposé aux gestes répétitifs, au port de charges ou aux postures contraignantes.

Mutame & Plus, mutuelle historiquement engagée auprès des agents territoriaux, intègre la prévention et l’accompagnement en santé dans les services proposés à ses adhérents.

Pourquoi l’activité physique est-elle bonne pour la santé ?

L’activité physique ne signifie pas nécessairement pratiquer un sport.

Marcher, faire du vélo, monter des escaliers, jardiner, se déplacer à pied ou pratiquer une activité sportive constituent différentes façons de mettre son corps en mouvement.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, une activité physique régulière contribue notamment à prévenir et mieux prendre en charge les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers. Elle présente également des bénéfices sur la santé mentale, notamment sur les symptômes d’anxiété et de dépression, et participe plus globalement au bien-être.

Pour les adultes, l’OMS recommande généralement :

  • 150 à 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine ;
  • ou 75 à 150 minutes d’activité physique d’intensité soutenue ;
  • ainsi que des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.

Ces durées peuvent être réparties tout au long de la semaine. Et surtout : un peu d’activité physique vaut mieux que pas d’activité du tout.

Les Français bougent-ils suffisamment ?

Les dernières données disponibles montrent que l’activité physique pourrait encore davantage trouver sa place dans notre quotidien.

Selon le Baromètre 2024 de Santé publique France, seulement 40,2 % des adultes déclarent pratiquer régulièrement une activité physique pendant leurs loisirs.

Les déplacements quotidiens sont également très majoritairement motorisés : parmi les personnes en emploi, 75 % utilisent uniquement des modes de transport motorisés pour se rendre au travail.

Et seuls 21 % des travailleurs déclarent avoir la possibilité de pratiquer des activités physiques sur leur lieu de travail.

La question ne concerne d’ailleurs pas uniquement le sport. Elle concerne aussi notre temps passé assis.

En 2024, 28 % des adultes âgés de 18 à 79 ans déclaraient passer plus de sept heures par jour en position assise.

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Activité physique et sédentarité : quelle différence ?

On peut pratiquer du sport régulièrement et rester malgré tout trop sédentaire.

La sédentarité correspond aux longues périodes passées assis ou allongé en situation d’éveil, avec une faible dépense énergétique. Elle est donc différente du simple manque d’activité physique.

Une personne peut par exemple courir deux fois par semaine tout en restant assise huit heures par jour devant un ordinateur.

À l’inverse, interrompre régulièrement les longues périodes assises par quelques minutes de mouvement présente déjà un intérêt pour la santé. Santé publique France souligne que sédentarité et manque d’activité physique constituent deux facteurs de risque distincts qui peuvent se cumuler.

Cette distinction est particulièrement intéressante dans la Fonction Publique Territoriale, où les conditions de travail peuvent varier considérablement d’un métier à l’autre.

Pourquoi l’activité physique est-elle particulièrement importante pour les agents territoriaux ?

Il n’existe pas un seul profil d’agent territorial.

C’est pourquoi Mutame & Plus distingue trois grandes situations en matière d’activité physique au travail.

  1. Les métiers principalement sédentaires

Agent administratif, gestionnaire, personnel d’accueil ou cadre territorial peuvent passer une part importante de leur journée devant un écran, en réunion ou au téléphone.

Dans ces situations, le premier enjeu consiste à rompre régulièrement les périodes passées assis.

L’INRS rappelle que dans les métiers principalement exercés en position assise, les périodes sédentaires peuvent être longues et répétées. Le travail de bureau peut ainsi conduire à plus de six heures quotidiennes en posture sédentaire.

Quelques réflexes simples peuvent être adoptés :

  • se lever régulièrement ;
  • marcher pendant certaines pauses ;
  • privilégier les escaliers lorsque cela est possible ;
  • se déplacer pour échanger avec un collègue plutôt que systématiquement téléphoner ;
  • marcher quelques minutes après le déjeuner ;
  • pratiquer une activité physique en dehors du travail.

Pour aller plus loin, retrouvez également nos bons réflexes santé pour la rentrée des agents territoriaux.

  1. Les métiers territoriaux physiquement exigeants

Agents des espaces verts, agents techniques, personnels d’entretien, agents de voirie, ATSEM ou agents de restauration peuvent au contraire être très actifs pendant leur journée de travail.

Mais avoir un métier physique ne signifie pas automatiquement pratiquer une activité physique bénéfique pour la santé.

L’activité professionnelle peut comporter des contraintes différentes d’une activité physique de loisir : gestes répétés, manutention, port de charges, positions maintenues, efforts prolongés ou récupération insuffisante.

L’INRS rappelle ainsi que les troubles musculosquelettiques représentent plus de 80 % des maladies professionnelles reconnues et que leur apparition peut être favorisée par différents facteurs biomécaniques, psychosociaux et organisationnels.

Pour ces agents, l’objectif n’est donc pas nécessairement de « bouger davantage », mais plutôt de :

  • diversifier les mouvements ;
  • entretenir la mobilité ;
  • renforcer progressivement certains groupes musculaires ;
  • être attentif aux postures ;
  • laisser au corps suffisamment de récupération ;
  • consulter lorsqu’une douleur persiste.
  1. Les agents souhaitant reprendre une activité physique

Après plusieurs mois ou plusieurs années d’inactivité, il n’est pas nécessaire de vouloir immédiatement atteindre les recommandations maximales.

Une reprise progressive facilite généralement l’installation d’une habitude durable.

Marche, vélo, natation, randonnée, exercices de renforcement ou activité collective : la meilleure activité reste notamment celle qui est compatible avec son état de santé, ses capacités et que l’on peut pratiquer régulièrement.

Pour certaines personnes présentant une maladie chronique, des facteurs de risque ou une perte d’autonomie, un accompagnement médical peut être nécessaire avant ou pendant la reprise d’une activité.

Faut-il marcher 30 minutes par jour pour rester en bonne santé ?

La marche constitue l’une des façons les plus accessibles d’intégrer davantage d’activité physique dans son quotidien.

Marcher pour rejoindre son lieu de travail, effectuer un petit déplacement, profiter de sa pause déjeuner ou sortir quelques minutes en fin de journée contribue à augmenter progressivement son niveau d’activité.

Il n’est cependant pas nécessaire que toute l’activité soit réalisée en une seule fois.

L’objectif est plutôt d’augmenter progressivement le temps passé en mouvement et de réduire parallèlement les longues périodes de sédentarité.

Pour un agent territorial travaillant essentiellement assis, plusieurs périodes de marche réparties dans la journée peuvent donc constituer un premier réflexe simple de prévention.

Découvrez également pourquoi le vélo peut devenir un allié santé des agents territoriaux.

santé des femmes, femme sur la plage en tenue de sport écoutant de la musique

Un agent territorial qui travaille physiquement doit-il quand même faire du sport ?

Pas nécessairement de la même manière qu’un agent travaillant toute la journée devant un écran.

Un métier impliquant beaucoup de marche, de manutention ou d’efforts entraîne déjà une dépense physique importante. Mais cette activité professionnelle peut solliciter toujours les mêmes muscles ou articulations.

Une activité complémentaire peut alors avoir d’autres objectifs :

  • travailler la mobilité ;
  • renforcer certaines zones du corps ;
  • améliorer l’endurance cardiovasculaire ;
  • favoriser la récupération ;
  • diversifier les mouvements.

L’enjeu est donc moins de chercher à accumuler des efforts supplémentaires que de trouver une activité adaptée aux contraintes de son métier et à son état de santé.

Mal de dos : faut-il arrêter de bouger ?

Le réflexe consistant à rester totalement immobile lorsqu’on souffre du dos n’est pas toujours adapté.

Dans de nombreuses situations de lombalgie commune, le maintien ou la reprise progressive du mouvement participe au rétablissement. L’activité doit toutefois être adaptée à la douleur, aux capacités de la personne et à l’origine du problème.

Une douleur importante, inhabituelle, consécutive à un traumatisme ou qui persiste nécessite un avis médical.

Le masseur-kinésithérapeute peut notamment intervenir pour accompagner la récupération de la mobilité, la rééducation ou la reprise progressive de certains mouvements.

Quel est le rôle du kinésithérapeute dans l’activité physique ?

Le masseur-kinésithérapeute ne se limite pas au traitement d’une douleur ponctuelle.

Selon les situations, il peut notamment accompagner :

  • la récupération après une blessure ou une intervention ;
  • la restauration de la mobilité ;
  • le renforcement musculaire ;
  • la reprise progressive d’une activité ;
  • la réadaptation après certaines maladies ;
  • certains programmes d’Activité Physique Adaptée.

Cette année, la Journée mondiale de la physiothérapie 2026 insiste précisément sur le rôle que peuvent jouer les physiothérapeutes dans la prévention, la prise en charge et la réadaptation des personnes touchées par des maladies cardiovasculaires ou un AVC.

Femme heureuse car son contrat Mutame Atout santé Plus évolue

Les séances de kinésithérapie sont-elles remboursées ?

Les masseurs-kinésithérapeutes font partie des auxiliaires médicaux.

Dans les conditions habituelles de prise en charge, l’Assurance Maladie rembourse généralement 60 % du tarif conventionnel des actes de kinésithérapie. Le reste peut être pris en charge en tout ou partie par une complémentaire santé, en fonction du contrat souscrit.

Une franchise médicale de 1 euro par acte paramédical reste toutefois à la charge de l’assuré dans les situations où elle s’applique et ne peut pas être remboursée par une complémentaire santé responsable.

Pour un agent territorial, le niveau de remboursement complémentaire dépend donc des garanties choisies.

Comment Mutame Atout Santé Plus rembourse-t-elle les soins paramédicaux ?

Mutame Atout Santé Plus est le contrat santé labellisé proposé par Mutame & Plus aux agents de la Fonction Publique Territoriale.

Il propose trois niveaux de garanties complémentaires à l’Assurance Maladie et couvre notamment les soins courants, parmi lesquels figurent les honoraires médicaux et paramédicaux, ainsi que l’hospitalisation, le dentaire, l’optique et d’autres prestations selon le niveau choisi.

Le contrat étant labellisé, il est éligible à la participation financière de l’employeur territorial, selon les conditions applicables dans la collectivité.

Découvrez les garanties MASP

Le niveau de remboursement dépend de l’option souscrite et des conditions prévues dans le tableau de garanties.

Qu’est-ce que l’Activité Physique Adaptée ?

L’Activité Physique Adaptée, ou APA, correspond à des programmes d’exercices construits en fonction de l’état de santé et des capacités d’une personne.

Elle peut notamment être prescrite aux personnes :

  • atteintes d’une affection de longue durée ;
  • vivant avec une maladie chronique ;
  • présentant certains facteurs de risque ;
  • ou confrontées à une perte d’autonomie.

Les programmes sont personnalisés et peuvent associer endurance, activité aérobique, renforcement musculaire, équilibre, coordination ou assouplissement.

L’objectif est de permettre une activité progressive, adaptée et sécurisée lorsque la personne ne se sent pas en mesure de pratiquer seule une activité physique classique.

L’Activité Physique Adaptée est-elle remboursée ?

C’est un point important : une prescription médicale d’Activité Physique Adaptée n’entraîne pas automatiquement son remboursement par l’Assurance Maladie.

L’Assurance Maladie précise que les séances d’APA ne sont actuellement pas remboursées en tant que telles, même lorsqu’elles ont été prescrites médicalement. Des financements peuvent cependant être proposés par certaines collectivités, caisses de retraite ou complémentaires santé.

Mutame & Plus peut-elle aider à financer un parcours d’Activité Physique Adaptée ?

Oui, sous conditions.

Mutame & Plus peut accompagner financièrement certains adhérents dans un parcours d’Activité Physique Adaptée prescrit par un médecin, grâce à son Fonds d’Action Sociale.

Une demande d’aide financière peut être étudiée afin de contribuer au financement du parcours, en fonction de la situation de l’adhérent et des conditions d’intervention du Fonds d’Action Sociale.

Pour bénéficier de l’Activité Physique Adaptée de Mutame & Plus, il suffit de joindre l’Assistance (RMA) au 09 69 39 99 76.

Cette intervention illustre une approche plus large de la protection santé : une complémentaire santé ne sert pas uniquement à rembourser des soins après leur réalisation. Elle peut aussi contribuer à accompagner les adhérents dans une logique de prévention et de maintien en bonne santé.

Comment intégrer davantage d’activité physique dans son quotidien ?

Il n’est pas nécessaire de bouleverser complètement son emploi du temps.

Quelques habitudes simples peuvent progressivement augmenter le temps passé en mouvement :

Pour les petits trajets, lorsque cela est possible, privilégier quelques minutes de marche plutôt que systématiquement la voiture.
Une marche de quelques minutes permet de remettre le corps en mouvement après une matinée passée assis.

Quelques étages constituent déjà une occasion supplémentaire de bouger.

Se lever régulièrement, marcher quelques minutes ou changer de posture permet notamment de réduire les longues périodes de sédentarité.

Vélo, marche rapide, natation, jardinage, danse, randonnée, sport collectif ou exercices à domicile : la régularité est généralement plus facile à maintenir lorsque l’activité procure du plaisir.

Après une longue période d’inactivité, mieux vaut augmenter progressivement la durée et l’intensité.

Certaines pathologies ou certains symptômes peuvent nécessiter un avis médical ou un accompagnement spécifique avant d’augmenter l’intensité d’une activité physique.

Prévenir plutôt que seulement soigner

La Journée mondiale de la physiothérapie rappelle chaque année l’importance de la rééducation et de l’accompagnement des patients.

Mais elle permet également de rappeler que la santé se construit au quotidien.

Pour les agents territoriaux, cette prévention doit tenir compte des réalités du métier : lutter contre la sédentarité lorsque l’on travaille devant un écran, préserver son corps lorsque le travail est physiquement exigeant, reprendre progressivement une activité après une période d’inactivité ou se faire accompagner lorsqu’un problème de santé apparaît.

Chez Mutame & Plus, cette approche s’inscrit dans une volonté plus globale : accompagner les agents territoriaux tout au long de leur parcours, en associant protection complémentaire, prévention, action sociale et accompagnement en santé.

 

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Questions fréquentes sur l’activité physique et la kinésithérapie

Pour un adulte, l’Organisation mondiale de la Santé recommande généralement entre 150 et 300 minutes d’activité physique aérobique d’intensité modérée par semaine, ou entre 75 et 150 minutes d’activité soutenue, complétées par du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.
Oui. La marche constitue une activité physique et représente l’un des moyens les plus simples d’augmenter progressivement son niveau d’activité au quotidien.
Pas toujours. Certains métiers sont physiquement exigeants mais impliquent des mouvements répétitifs, des postures contraintes ou une récupération insuffisante. Une activité professionnelle physique ne produit donc pas nécessairement les mêmes effets qu’une activité physique choisie et adaptée.
Dans les conditions habituelles de prise en charge, les actes réalisés par un masseur-kinésithérapeute sont généralement remboursés par l’Assurance Maladie à 60 % du tarif conventionnel. Une complémentaire santé peut intervenir sur le montant restant selon les garanties souscrites.
Les actes de kinésithérapie font partie des soins paramédicaux. Les trois niveaux de garanties Mutame Atout Santé Plus prévoient une couverture complémentaire des soins courants comprenant notamment les actes paramédicaux. Le montant pris en charge dépend du niveau de garantie souscrit.
Oui. Le contrat Mutame Atout Santé Plus est un contrat santé labellisé et est éligible à la participation financière de l’employeur territorial, selon le dispositif mis en place par la collectivité.
Les séances d’Activité Physique Adaptée ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie en tant que telles. Mutame & Plus peut toutefois, sous conditions, apporter une aide financière via son Fonds d’Action Sociale dans le cadre d’un parcours d’APA prescrit médicalement.

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